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Le son du VorteX Le son du VorteX

Avec DIIV, les guitares déploient leurs nappes sonores, s’étirent, se brouillent et finissent par s’envelopper dans un épais brouillard électrique. Depuis 2012 et “Oshin”, les new-yorkais emmené par Zachary Cole Smith font du shoegaze leur territoire de prédilection entre mélancolie grunge et rêveries psychédéliques. Leur dernier album “Frog In Boiling Water” confirme qu’ils n’ont rien perdu de leur goût pour les atmosphères troubles qui devraient teinter de sépia le club de la rue des Taillandiers pour l’occasion.

Cofondateur de The Cure en 1976, Lol Tolhurst a largement contribué à façonner le son des premières années du groupe, de “Three Imaginary Boys” à “Disintegration”. Batteur puis claviériste, il reste l’un des témoins privilégiés de cette aventure devenue légendaire. Ecarté en 1989, il n’a pourtant jamais raccroché les baguettes. En témoigne, “Los Angeles”, album enregistré avec Budgie sous la houlette de Jacknife Lee pour une nouvelle échappée musicale qui confirme que le post-punk coule toujours dans ses veines. Une belle occasion de retrouver l’un des artisans de cette histoire électrique.

En 2006, les californiens sortent “Death By Sexy”, véritable concentré de riffs graisseux, de refrains lubriques et de boogie sous amphétamines. Vingt ans plus tard, le damné Jesse Hughes reprend la route pour célébrer cet album qui sent bon le cuir, la sueur et les mauvaises fréquentations. Mais surtout la vie après la tragédie du Bataclan.

Le magazine à la mauvaise foi revendiquée n’a jamais eu vocation à organiser des soirées pour amateur de musique tiède et préfère les collisions musicales et les affiches qui sortent des sentiers battus. La preuve avec cette soirée qui réunit les britannique d’Adult DVD et le sorcier des machines Etienne Jaumet, soit le synth punk de Leeds sous acide qui rencontre le krautrock français pour une soirée sous tension qui ravira les excités de musiques aventureuses.

Il fut un temps où les jeans slims, les Converse fatiguées et les guitares enlevées constituaient l’uniforme officiel de la jeunesse britannique. Emmené par l’insaisissable Johnny Borrell et son écriture nerveuse, Razorlight faisait partie de ceux qui dictaient le tempo. De retour avec son line-up originel, le groupe fête les deux décennies d’insolence de l’album éponyme qui avait mis le monde à ses pieds et rempli la Wembley Arena pour une soirée obligatoirement nostalgique Boulevard Rochechouart.
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